Sunday, March 6, 2016

De la corruption à tous les étages

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, continue à tisser sa toile et amasser de colossales fortunes sur le dos du contribuable mauritanien. Ses biens, notoirement mal acquis, continuent à s’accumuler et à fructifier un peu partout dans le monde.

Dans cette nouvelle livraison, nous nous focaliserons sur deux aspects de cette mécanique de thésaurisation: l’utilisation de personnage écran pour engranger les marchés publics et le trafic d’influence éhonté.

1-      L’usage de personnage d’emprunt pour détourner les marchés publics

Rares sont les Mauritaniens qui ne connaissent pas, dorénavant, l’entreprise CDI. Mais encore plus rares sont ceux qui savent de quoi ces trois lettres sont-elles l’acronyme. En fait, il s’agit du « Centre de Distribution Informatique », une modeste  boutique lancée, il y a quelques années, pour distribuer le matériel de bureautique (ordinateurs, imprimantes, scanners…) par son propriétaire, le désormais célèbre Zeine El abidine Ould Ahmed Mahmoud. CDI est aujourd’hui littéralement omniprésente à tous les étages de l’économie mauritanienne. Jugez plutôt par vous-mêmes :

-             la voirie du port de Nouadhibou, c’est CDI ;
-             la voirie de la ville de Nouadhibou, c’est CDI ;
-             la route Kiffa-Kankossa, c’est CDI ;
-             la plupart des ouvrages (ponts, passages aménagés…) sur les routes récentes, c’est CDI ;
-            les bâtiments de la nouvelle Université de Nouakchott, c’est aussi CDI ;
-            la plupart des bâtiments publics en construction (Trois R+7 dans la zone de Soukouk), c’est encore CDI ;

Soit plus de 90% des marchés du BTP qui sont tombés dans l’escarcelle d’un distributeur de matériel de bureautique. Quel est donc le secret de cette success story à la mauritanienne ? 


Ce miracle à deux noms : M’Rabbih Ould El Weli et Mohamed Ould Abdel Aziz. Le mécanisme de la fulgurante ascension de CDI est d’une banalité déconcertante. Il trahit le sentiment d’impunité absolue qui anime ceux qui nous gouvernent et l’assurance qu’ils semblent détenir de ne jamais être amenés à rendre comptes de leurs agissements.

CDI soumissionne à l’appel d’offre d’un marché public et, comme par hasard, arrive toujours en position de moins-disant.  Pour passer la seconde étape de la sélection, l’évaluation technique, CDI exhibe une batterie de références fournies par les entreprises de l’Etat attestant sa haute technicité et la qualité de ses réalisations récentes. Une fois le marché remporté, CDI empoche les tranches de démarrage sans jamais démarrer le moindre chantier. Arguant de divers imprévus et autres erreurs matérielles d’évaluation, CDI obtient des avances à répétition de la part du maître d'ouvrage que sont les pouvoirs publics puis, devant l’impatience (parfois orchestrée par des journaux « amis ») de l’opinion publique, les Autorités convoquent les responsables de l’entreprise, les sermonnent puis ordonnent à l’ENER (Etablissement National d’Entretien Routier) ou ATTM (Assainissement, Travaux, Transport et Maintenance) de finir le chantier au frais, bien sûr, du contribuable. Au passage Zein El Abidine aura, en toute impunité, encaissé la tranche de démarrage et les avances à répétition laissant l’ENER et ATTM couvrir le déficit. Et on feigne de s’étonner que ces deux entreprises publiques soient sur le point de déposer le bilan…

Pour la petite histoire, CDI a été mise sur orbite par l’octroi, bien sûr de gré-à-gré, par M’Rabih OuldEl Weli, du marché d’équipement informatique de l’Agence Nationale du Registre de la Population et des Titres Sécurisés (ANRPTS), autre pompe à fric et toile de racket organisé qui alimente d’autres comptes toujours au service de « np », notre président ! 

2-      Le trafic d’influence

Pour blanchir et fructifier l’épais magot ainsi amassé, Aziz investit dans son fils ainé, Ahmedou. Feu Ahmedou Ould Abdel Aziz (qui s’est fait tuer au volant  de son 4X4 fin 2015), était un jeune homme de 24 ans. Après des études secondaires dans des établissements privés de Saint-Louis du Sénégal, il intégra, à grands frais, une école privée de Cambridge en Angleterre.  Ahmedou avait gagné ses galons et la confiance de son président de père lors de l’épisode, célèbre chez les Mauritaniens, dit de la « balle amie » au cours duquel, Mohamed Ould Abdel Aziz avait reçu un projectile dans l’abdomen (octobre 2012), le clouant plus d’un mois dans les hôpitaux parisiens. C’est Ahmedou qui reçut la délégation de pouvoir  pendant cette période trouble et dangereuse pour le régime de son père. Depuis cette époque, le personnel politique du sérail a intériorisé le rôle et l’influence grandissante du fils prodigue de Ould Abdel Aziz. C’est lui qui négocia, directement, le contrat très controversé, avec l’entreprise finlandaise Wärtsilä qui arriva à faire accepter à l’Etat mauritanien, mettant en avant le fait que nous pouvons toujours vendre l’excédent au Sénégal, de construire une centrale duale (fioul/gaz) de 200 MW alors que les besoins identifiés n’excédaient guère 120 MW. Une telle centrale, qui coûta 200 millions de dollars, est en effet en fonctionnement depuis plusieurs mois mais uniquement au fioul lourd et sa mise en route n’a pas empêché les Nouakchottois de continuer à subir les affres des coupures d’électricité à répétitions.

Le même fils prodigue décide alors de jeter son dévolu sur le joyau de l’économie mauritanienne, la SNIM. Pour commencer, il poussa à la démission son représentant commercial à Paris, Khalifa Ould Abyah pour  le remplacer par un obscure chef de service qui n’a d’intérêt que celui d’être Ould Jeledi.
Preuve que le jeune Ahmedou, qui n’a de légitimité et de qualification, que celles d’être Ould Abdel Aziz junior, commençait à se sentir tout à fait à l’aise dans ce monde qu’est l’administration mauritanienne, nous vous relatons l’anecdote suivante.

L’ADG de la SNIM, Mohamed Abdellahi Ould Oudaa, a été obligé de recruter le nouveau gendre du Président, un dénommé Mohamed Ould Didi Ould Boussabou, à peine son mariage avec la fille de Ould Abdel Aziz consommé. A peine recruté, le gendre présidentiel se vit assigner une mission fictive à Paris avec, contrairement aux habitudes de rigueur de la SNIM, des « per-diem » mirobolants. Mais, voulant lui aussi profiter de la manne que constitue sa proximité familiale avec le Président, Ould Boussabou se mit à fouiner dans les tiroirs des bureaux parisiens de  la SNIM. Très vite il découvrit que le nouveau représentant commercial, Ould Jeledi, n’avait point perdu du temps parce qu’en quelques mois seulement, il se trouvait déjà à gérer des fortunes colossales dont  un immeuble à Dubaï. Pensant rendre service à son beau-père, le zélé Ould Boussabou, rédigea un rapport qu’il fit parvenir dans le plus grand secret à Ould Abdel Aziz. Ce dernier ordonna une enquête interne et confidentielle qu’il stoppa rapidement quand ses premiers éléments lui indiquaient que son fils préféré était à la manœuvre à tous les nœuds de cette ténébreuse affaire.

Pour donner une façade honorable à l’affairisme de la famille, les Aziz firent recours aux traditionnelles ficelles tant éprouvées par tous les propriétaires de biens mal acquis… une Fondation caritative. Pour les Aziz, ce sera Errahma (Littéralement la bonté (sic!)). C’est d’ailleurs à la sortie d’une réception officielle organisée par les autorités administratives en l’honneur de Errahma, dans la région de l’Assaba, qu’Ahmedou trouva la mort... qu’Allah ait son âme.


La mort prématurée de ce jeune garçon est un drame familial pour les Aziz mais c’est surtout une catastrophe économique et financière pour l’empire que le général a commencé à constituer. En effet l’argent rapidement collecté lors de toutes ces opérations dort dans les coffres de banques nationales et étrangères. Il est au nom d’Ahmedou mais, parait-il, pas seulement ! Le garçon aurait associé des acolytes, parfois à l’insu de son père. Par exemple, parmi ces acolytes, il y aurait le frère de ce Jeledi avec deux ou trois autres personnages.

C’est ce sujet des avoirs d’Ahmedou qui occupa la réunion organisée entre Aziz et certains banquiers de la place de Nouakchott lors de la dernière villégiature de ce dernier dans le Tiris (Nord de la Mauritanie). Parmi ces banquiers, nous pouvons citer Ould Noueigued de la BNM (Banque Nationale de Mauritanie)  mais aussi Ould Ebnou de la BPM (Banque Populaire de Mauritanie). Il s’agissait de bloquer tout mouvement sur les comptes des associés d’Ahmedou Ould Abdel Aziz. Il y a aussi les sommes importantes qui sommeillent dans des banques étrangères hors de la Mauritanie.


La presse mauritanienne avait fait ses choux gras de l’affaire du petit fils du président Aziz, de mère autrichienne et qui, aux yeux des autorités de Vienne, serait le seul héritier de son père Ahmedou. Cette affaire est tellement prise au sérieux par Mohamed Ould Abdel Aziz, que la Présidence de la République, par la voix du Conseiller à la Sécurité, avait jugé urgent de publier un communiqué, deux jours après le décès d’Ahmedou, dévoilant l’existence de cette liaison extra-conjugale européenne et celle du jeune garçon qui en est le fruit.

Nous, chez l'OBAMA, laissons Aziz à son chagrin et à ses turpitudes financières. Mais nous rappelons que les détournements des biens publics ne resteront pas indéfiniment impunis. Nous rappelons, notamment, que les biens de la SNIM sont très facilement traçables car il s’agit d’une entreprise qui opère sur des marchés internationaux ouverts à toutes les vérifications. A ce titre, il est de notoriété publique que le chiffre d’affaires de la SNIM  se décompose comme suit :
1-      Le prix de vente, connu sur le marché international (PlattsIron Ore)
2-      Le volume et la qualité
3-      Les ristournes (rabais consentis à certains clients)
4-      Les surestaries (pénalités de dépassement du temps de chargement des bateaux)

Les recoupements que nous avons effectués auprès de divers clients de la SNIM montrent des opérations frauduleuses de grande envergure et touchant, notamment, les ristournes (de 30 à 40%) mais aussi les surestaries, ce qui grève d’autant un chiffre d’affaires déjà très entamé par la chute des cours internationaux. Nous ne serions, d'ailleurs, pas les seuls sur cette affaire à en croire la dernière décision de la COFACE (COmpagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur) informant les fournisseurs de la SNIM de sa décision de ne plus assurer les dettes et transactions qu'ils contacteraient avec cette dernière.

Monday, September 7, 2015

Les Âl Aziz font main basse sur l’Avenue Moktar Ould Daddah, الأسرة الحاكمة في موريتانيا تستولي على شارع المختار ولد داداه

La version en français est consultable plus bas.
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الأسرة الحاكمة في موريتانيا تستولي على شارع المختار ولد داداه
بخطًى حثيثة، يواصل آل عزيز الاستيلاء على واحد من أغلى شوارع انواكشوط وأكثرها تميزا. إنه شارع المختار ولد داداه، ذلك الشريان الواسع الذي يربط الجزء العلوي من مقاطعة لكصر بطريق نواذيبو، مرورا  بالملعب الأولمبي وقصر المؤتمرات.



الصورة أعلاه، التُقطت من الأقمار الصناعية لصالح Google Earth  بتاريخ 27 يوليو 2015. وقد حددنا فيها مواقع آخر مكاسب آل عزيز، عبر إشارات أرقامها من 1 إلى 8. معلومات ملكية هذه العقارات بحوزتنا في ملف مكون من عدد وافر من الوثائق، بعثه إلينا مواطنون وطنيون فضلوا البقاء في الخفاء. هذه الوثائق تحتوي على مواد إدانة، نحتفظ بها لغرض توفيرها للعدالة الوطنية أوالدولية في الوقت المناسب.
ويضم هذا الملف كذلك وثائق تتعلق بالمدارس الابتدائية الثلاث التي تستعد أسرة عزيز لاكتسابها بالمزاد العلني عن طريق وسطاء.
وليعلم هنا كل مختلس للمال العام، أنه لن يكون هناك عفو ولا إغفال ولا تساهل ولا تقادم. فإن مرصد الأصول والأملاك غير المشروعة (Obama, Observatoire des Biens et Avoirs Mal Acquis)، يتعهد نيابة عن الموريتانيين عموما، وعن أولئك الذين يرسلون له المعلومات الموثقة خصوصا، وهم يخاطرون إذ ذاك بسكينتهم ولقمة عيشهم، يتعهد لهم بملاحقة هؤلاء حتى داخل قبورهم.
لقد توقعنا وأعلنّا عليكم، منذ أول نشر أصدرناه: إنهم يؤسسون لمنظومة فساد جديدة. هكذا نشأ من العدم جيل من رجال الأعمال. تألف ذلك الجيل بداية على أطراف الأسرة الرئاسية. أما الآن فقد أخذ مركزُها الصدارة علنا. ويبدو أن هذه الظاهرة أخذت تتسارع منذ بداية المأمورية الثانية، كما لو أن هنالك حاجة ملحة لجمع كل ما أمكن، وبأسرع وقت ممكن... لقد أخذ الابن أحمدو ولد عبد العزيز شخصيا بزمام الأمور، متبعا بذلك خطوات الأم تكيبر منت أحمد؛ كل ذلك تحت الأعيُن الجشعة والشهية النهمة للجنرال ولد عبد العزيز.

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 الإشارة رقم1




على مسافة قصيرة من اللجنة الوطنية المستقلة للانتخابات، وعلى الجانب الآخر من الشارع، يقع نظر المارة على واحد من أروع الأمثلة على سوء الإدارة والمحسوبية التي تعرفها جمهورية آل عزيز. مكانَ هذا الصف من المحلات التجارية والشقق، كانت هناك مدرسة الشرطة؛ حيث كان جدارها الحدودي يطل على شارع المختار ولد داداه. لكن المتنفذين من الحاشية العائلية للرئيس، كانوا يرون الأمور بصورة مغايرة. حيث إن مدرسة الشرطة برأيهم لا تستحق واجهة بهذا المستوى من الجودة، وإن موقعا استثنائيا كهذا لا يُعقل ادخاره أو استعماله لما سوى متاجر وشقق للإيجار. ولِم لا بعض الحمامات... إننا هنا نؤكد المعلومات التي نشرها الموقع الإخباري الشهير "تقدمي"، المتعلقة بمنح عدة قطع أرضية لأبناء أخ الرئيس، المرحوم أحمد ولد عبد العزيز الذي توفي عام 2013.
لقد وقعت قطع أرض كثيرة أخرى في شرك وسطاء الأسرة الرئاسية، التي غالباما لا تحتاج حتى إلى اللجوء إلى هذا النوع من الحيل. ففي الواقع، حسب بعض مراسلينا، هنالك طريقة راديكالية يتبعها ولد عبد العزيز للاستيلاء على الأراضي في نواكشوط والمناطق المحيطة بها. اللعبة بسيطة جدا: بفضل قبضته على مصلحة الحالة المدنية (عبر ابن عمه وحليفه امربيه ولد الولي)، يتم تحرير هوية مزورة. ثم يُطرح باسم تلك الهوية الوهمية طلب اقتناء قطع أرضية، سرعانما تتم موافقة السلطة المعنية عليه. يقوم الشبح الذي أصبح مالكا، ببيع ملكه لأحد المقربين أو الوسطاء لدى ولد عبد العزيز. بهذه الطريقة وقع الكثير من القطع الأرضية النائمة ضمن "مساحات الصحراوي" على سبيل المثال، بأيدي آل عزيز.
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الإشارة رقم 3



لنواصل المسير شرقا بضع مئات من الأمتار على طول الشارع. مباشرة بعد مقر التلفزة الوطنية، يلاحَظ أن زاوية الملعب الأولمبي قد اقتطعت بسياج من الصفائح المعدنية المموجة. وراء السياج حقل من حديد الاسمنت المسلح وخراطيم شفط مياه الصرف الصحي. لقد تم جرف التربة في هذه الزاوية من الملعب، بواسطة معدات البناء الثقيلة. وربما يتذكر ساكنة انواكشوط خلال شهر رمضان الماضي، الرحلات المكوكية ليلا نهارا، لشاحنات وصهاريج "المكتب الوطني للصرف الصحي" التي سخرها ولد عبد العزيز لتتولى استنزاف المياه من هذا الموقع. وتطفو على السطح تلك المياه نتيجة للحفريات العميقة التي أجريت على هذا الموقع الرئاسي الجديد. وتوقعوا عاجلا بروز مبنًى شاهق في هذا المكان، يُضاف لمملكة آل عزيز.
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 الإشارة رقم 4




الإشارة رقم 4 هي لواحد من ثلاثة مبان شُيدت داخل الملعب. هذا المبنى من 6 طوابق هو أيضا ملك للأسرة الرئاسية. ويبدو أنه بعكس حال مدرسة الشرطة، لم يكن هناك حاجة لهدم سور الملعب. فقد تم استقطاع المساحة من داخل أرض الملعب. وسوف يقام جدار فاصل في وقت لاحق.
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 الإشارة رقم5



ننتقل الآن للمرور أمام قصر المؤتمرات، الذي يفصله عن الشارع المسيل للعاب الرئاسي، مساحة جميلة لا بد أن واضعي استراتيجيات الاستحواذ لفخامته، يسهرون هذه الأيام على طريقة تحويلها إلى شقق ومحلات تجارية. نواصل المسير و نترك على يميننا مقهى سافانا، لنقف أمام ثغرة شاغرة بين المباني والفلل الفاخرة. كانت تقف هنا قبل بضعة أشهر، بدلا من كومة الركام الحالية، فيلا فخمة على غرار أقرب مثيلاتها. قبل أن يحولها إلى أكوام من الحجارة، اشترى وسيط الابن أحمدو ولد عبد العزيز، المسمى "ادنيدن" هذه الفيلا بقيمة مائة وخمسين مليون أوقية. وقد تسلمها الابن المدلل حال رجوعه من إحدى الجامعات الأوروبية التي قضى بها مدة. على هذه القطعة الأرضية، انتظروا بروز عمارة من سبعة طوابق، ستحتوي لا محالة على شقق للإيجار، مع محلات تجارية في الطابق السفلي.
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 الإشارة رقم6



في منعطف أحد الشوارع على اليمين، يطالعك مبنى من طابقين، تحت التجديد والتوسيع. ذلك هو المنزل التاريخي للجنرال عزيز، وهو الآن في خضم العملية الخامسة لإعادة البناء والتأهيل. وهنا مجددا يتولى ابن العم المخْلص محمد الأمين ولد ببات تسيير ومباشرة أعمال الترميم.
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 الإشارة رقم7



نواصل المسير شرقا، فنتجاوز سفارة مالي، ثم محل بيع السيارات المستعملة، فمقر حزب عادل؛ لنجد أنفسنا أمام ثغرة كانت تعمر يوما بمنزل فاخر اعتقدناه باق إلى الأبد. هنا أيضا ستخرج عاجلا من أحشاء الأرض إحدى عمارات رئيسنا. واستنادا إلى قطر وارتفاع الأعمدة الرافعة للبناية، فإنها لن تكون مسكنا أرضيا صغيرا.
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 الإشارة رقم8




بعد الأب، والابن، فأبناء الأخ، ثم وأبناء العمومة، يأتي الآن دور الأم السيدة الأولى، لترتع في خزائن الدولة وتتصرف فيها نيابة عنها. البناية الواقعة على الجانب الأيمن لهذه الصورة، هي من آخر ما اقتنته السيدة الأولى. وهنا فإننا نؤكد الشائعات التي تحفل بها صالونات انواكشوط، حول الموارد الغامضة لمؤسسة "الرحمة" الخيرية، التي يديرها ابنها أحمدو تحت إمرتها.
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إن مرصد الأصول والأملاك غير المشروعة (Obama) يأخذ على عاتقه مواصلة ملاحقة أصحاب الممتلكات المكتسبة بطريقة غير شرعية. إننا نهيب بمراسلينا أن يواصلوا تزويدنا بالمعلومات، ونعدهم بضمان أمرين اثنين: المحافظة المطلقة على عدم الكشف عن هوياتهم وضمان أن الملفات والمعلومات التي يبعثون لنا بها سيتم استخدامها بحكمة ومسؤولية.
إننا في المرصد لا نسعى لشهرة ولا لسبق صحفي. هدفنا الوحيد تحقيق العدالة ووضع حد  للإفلات من العقاب.
يمكنكم الاتصال بنا على البريد الإلكتروني: obama.rim@gmail.com
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L’une des artères les plus chères et les plus huppées de Nouakchott, l’avenue Moktar Ould Daddah, qui relie le haut du Ksar à la route de Nouadhibou en passant par le Stade Olympique et le Palais des Congrès, est en train de passer entre les mains de la famille présidentielle, les Âl Aziz.


En témoigne cette image aérienne extraite de Google Earth et datant du 27 juillet 2015. Nous y avons porté les acquisitions des Âl Aziz repérées du N°1 au N°8. Les photographies dans ce document sont extraites d’un dossier beaucoup plus important et volumineux que nous ont communiqué des patriotes anonymes. Ce dossier contient des pièces à convictions que nous ne voulons divulguer ici pour en laisser l’usage à la justice nationale et internationale, le moment venu. Ces dossiers concernent aussi les trois écoles primaires que la famille Aziz s’apprête à acquérir aux enchères, par personnes interposées.
Que les détourneurs de deniers publics s’en convainquent, il n’y aura ni amnistie, ni prescription, ni oubli, ni complaisance. L’Observatoire des Biens et Avoirs Mal Acquis (OBAMA) en fait le serment au nom de tous les  Mauritaniens et au nom de ceux qui lui envoient, régulièrement, aux périls de leur quiétude et de leur gagne-pain, des documents et des informations clés, pour alimenter le dossier d’accusation qui poursuivra les profiteurs jusque dans leur tombe.
Nous l’avons pressenti et vous l’avons annoncé depuis notre première publication: un système se met en place. Une génération spontanée d’hommes d’affaires a surgi, au début, à la lisière de la famille présidentielle et maintenant en son épicentre. Le phénomène semble avoir changé de nature depuis le début de ce deuxième quinquennat en s’accélérant, comme s’il y avait urgence à amasser le plus et le plus vite possible… Désormais c’est le fils, Ahmedou Ould Abdel Aziz, qui est à la manœuvre secondant sa mère Tekeiber Mint Ahmed ; le tout sous l’œil gourmand et insatiable du Général Ould Abdel Aziz.   
  


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Repère N°1


Ce bâtiment à la façade amochée par l’entrelacs disgracieux de fils électriques et de tuyaux de plomberie, est la propriété de Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est son cousin Med Lemine Ould Bebbat qui en gère la location à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). C’est à se demander quel degré d’indépendance peut avoir une institution qui a échoué à assurer la neutralité de ses propres locaux.
 
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 Repère N°2


A quelques encablures de la CENI, de l’autre côté de l’avenue, se donne à la vue des passants l’un des plus beaux exemples de gabegie et de népotisme que connait la République des Âl Aziz. En lieu et place de cette rangée de boutiques et d’appartements, il y avait l’Ecole de Police dont le mur de clôture donnait sur l’Avenue Moktar Ould Daddah. Mais l’entourage présidentiel a estimé que les futurs cadres de la Police n’avaient besoin d’avoir pignon sur rue et qu’une telle situation géographique exceptionnelle serait mieux rentabilisée par l’implantation de boutiques. Des boutiques et des appartements de location. Peut-être aussi quelques hammams… Nous confirmons ici les informations diffusées par le célèbre site d’information en ligne, Taqadoumy, relatives à l’octroi de plusieurs lots aux neveux du Président, les enfants de son frère, feu Ahmed Ould Abdel Aziz, décédé en 2013. D’autres lots sont tombés dans l’escarcelle de prête-noms de la famille présidentielle qui, bien souvent, n'a même  pas  besoin de recourir à ce genre de subterfuge. En effet, nos correspondants nous ont instruits sur une méthode encore plus radicale, que Ould Abdel Aziz utilise pour acquérir des terrains à Nouakchott et ses environs. Le jeu est d'une grande simplicité: grâce à sa main mise sur les services de l'état civil (par l'intermédiaire de son fidèle cousin et obligé Mrabih Ould Elwely), une identité fictive est éditée. Une demande de terrain est déposée au nom de cette identité fictive qui obtient un terrain ou un lot de terrains. Le fantôme devenu propriétaire revend son acquisition à un membre de l'entourage de Ould Abdel Aziz. C'est ainsi le cas de nombreux lots qui dorment dans les "terres de Essahraoui", par exemple.
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Repère N°3


Nous traversons de nouveau l’Avenue en la remontant de quelques centaines de mètres pour dépasser les locaux de la TVM. On arrive sur l’enceinte du Stade Olympique dont on remarquera que l’angle a été tronqué par des palissades de chantier en tôle ondulée. Derrière la tôle, émergent des fers à béton et des tuyaux d’aspiration d’eaux usées. Le sol, au niveau de cet angle du mur de clôture du Stade, a été labouré par des engins de chantier. Les Nouakchottois se rappellent durant le mois de Ramadan dernier, le balai incessant des véhicules du Bureau National d’Assainissement, détournés par Ould Abdel Aziz, pour évacuer les eaux abondantes de ce chantier. Il s’agissait de la remontée de la nappe saumâtre sur laquelle Tevragh Zeina est bâtie, remontée causée par les excavations opérées pour l’ouverture de cet autre chantier présidentiel. Bientôt sortira de l’enceinte du Stade un bâtiment appartenant aux Âl Aziz.
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 Repère N°4


Le repère n°4 pointe l’un des trois immeubles bâtis dans l’enceinte du Stade. Cet immeuble de 6 étages appartient, lui aussi à la famille présidentielle. Pour cette opération immobilière, il n’y a même pas eu besoin de démolir le mur de l’enceinte du Stade, comme cela a été le cas par rapport au mur de l’Ecole de police. Les terrains ont été attribués à l’intérieur du terrain du Stade. Un mur de séparation sera érigé plus tard.


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 Repère N°5



Nous passons maintenant devant le Palais des Congrès, séparé de l’Avenue tant convoitée par un bel espace sur lequel des stratèges en aménagement de boutiques et d’appartements de location doivent, certainement, être en train lorgner. Nous dépassons, sur notre droite, le Savana Café pour nous arrêter devant une brèche dans la succession d’immeubles et de villas de haut standing. En lieu et place de ce tas de gravats, se tenait, il y a quelques mois, une villa cossue à l’image de ses plus proches voisines. Cette villa, maintenant réduite en tas de pierres, a été acquise au prix modique de 150 millions d’ouguiyas par l’intermédiaire du courtier présidentiel D’Neiden pour le compte du fils adulé, Ahmedou Ould Abdel Aziz, frais émoulu de l’une des universités européennes. Sur ce terrain, maintenant vague, viendra se poser un immeuble R+7 voué à la location avec des boutiques au rez-de-chaussée.
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 Repère N°6


Au tournant d’une rue plus loin, on aperçoit un immeuble de deux étages en rénovation-agrandissement. C’était la maison historique du Général Aziz qui en est à sa cinquième série de travaux. C’est, là encore, le fidèle cousin, Med Lemine Ould Bebbat, qui est à la manœuvre.
 
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 Repère N°7



On dépasse l’ambassade du Mali, la bourse des voitures d’occasion, le siège du parti Adil et on se retrouve en face d’une autre brèche de cette avenue qu’on croyait bâtie pour toujours. Là aussi est en train de sortir de terre l’une des maisons de notre président (« np », comme la marque du réseau de stations-services !). A en juger par le diamètre et la hauteur des poteaux de réservation, il ne s’agira pas d’une petite maison de plein pied.



 Repère N°8
Il y a eu le père, le fils, les neveux, les cousins et maintenant la mère, première dame et pas la dernière à s’être servie dans les caisses l’Etat et au nom de ce dernier. Le bâtiment que vous voyez sur la partie droite de cette image, immaculé et flambant neuf, est l’une de ses propriétés. Là aussi, nous confirmons les rumeurs dont bruissent les salons de Nouakchott sur les origines, plus que douteuses, des fonds de la fondation « Errahma » que dirige son fils Ahmedou et dont elle est la haute ordonnatrice.



L’OBAMA continuera à traquer les détenteurs et les receleurs des Biens et Avoirs Mal Acquis. Nous continuons à compter sur nos correspondants en leur assurant deux choses : l’anonymat absolu et l’assurance que les dossiers et informations qu’ils nous transmettront seront utilisés à bon escient. Nous ne cherchons ni la notoriété, ni le scoop mais seulement que la justice soit rendue et que l’impunité cesse.
Vous pouvez nous contacter au mail : obama.rim@gmail.com.


                                                                                                  Le  7 septembre 2015
                                                                                                  L'équipe de l'OBAMA
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